Food : Edamame

edamame
Prononcé ÉDAMAMÉ, cette gousse de soja vert se traduit littéralement par HARICOT BRANCHE. Plat populaire au Japon, il est très appréciée pour sa consistance; sa couleur vert brillant; sa richesse en protéine, en calcium, vitamine B, en zinc et en omega-3. Dans les restaurants japonais, on la grignote servi avec une bière bien fraîche.
Son goût fait penser pour certains aux petit pois et pour d’autres aux pois mange-tout.

Préparation
Cuits à la vapeur ou à l’eau bouillante pendant 5 à 10 min, les gousses d’EDAMAME doivent rester al dente.
Ajouter un peu de fleur de sel et déguster sans la cosse.
Vous pouvez aussi les ajouter à une salade, du riz, un sauté de légumes, en soupe, dans les smoothies…

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Les vertus du thé vert japonais

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Longtemps considéré comme une médecine, le thé vert japonais riche en vitamine C, en fluor, en magnésium, en potassium et en antioxydants, présente de nombreuses vertus pour la beauté, la santé et la longévité. Il aide à la digestion et à l’élimination des toxines ainsi qu’à la diminution du mauvais cholestérol; il favorise l’élasticité des vaisseaux sanguins; permet de maintenir un état de vitalité pendant de nombreuses heures.
On l’appelle vert car ce thé est non fermenté. Au printemps, les feuilles sont cueillies encore jeunes, soumises à la vapeur puis séchées.
Le thé se conserve au congélateur dans un contenant hermétique et étanche.

Les différents types de thé japonais issus de l’arbre camellia sinensis
* Le Matcha (obtenu uniquement à partir de feuilles fraîches, ce thé vert en poudre traditionnellement servi lors de la cérémonie du thé, est considéré comme le plus raffiné)
* Le Gyokuro (thé vert doux et fin)
* Le Sencha (le thé vert le plus populaire)
* Le Gemmai-cha (un mélange de thé vert Sencha auquel sont ajoutés des grains de riz torréfiés)
* Le Houji-cha (thé Sencha torréfié à haute température, contient peu de tanin et son goût est léger).
Selon l’ordre des feuilles sur l’arbuste, l’arôme et la saveur du thé varient. Situées sur la cime de l’arbuste, les jeunes feuilles de thé de matcha sont plus tendres que celles du Hoji-cha, proches de la terre. Au Japon, seules les feuilles sont utilisées pour la fabrication du thé.

À lire
Le livre du thé – Okakura Kakuzô (Éditions Philippe Picquier)
Making tea, making Japan – Kristin Surak (Stanford University Press)

Crédit photo, Everett Kennedy Brown

Siam@Siam, Bangkok

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Idéalement situé en plein Siam Square, à quelques pas du stade national, le Siam@Siam est une pépite architecturale urbaine unique et insolite. Rompu d’oeuvres artistiques les plus en vogue du tout Bangkok, rendez-vous au dernier étage de cet hôtel à l’esthétisme brute, pour un séjour hors pair, les pieds rivés sur les toits de la Cité des anges.

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J’opte pour le Sib Massage, littéralement 10 en thaïlandais. Sur un rythme lent, se succèdent différentes manoeuvres de pétrissage, de longs mouvements et d’acupression. Combiné à l’efficacité des huiles essentielles, ce soin cible les zones où les tensions s’accumulent. Au final, je me sens légère, les tensions envolées. Souverain après 17h00 de vol ou après un raid shopping au Weekend Market de Chatuchak, le plus grand marché au monde à ciel ouvert.

Luxe ultime: le bain à remous sur le toit de l’hôtel. L’impression vertigineuse de nager en apesanteur quand Bangkok tombe dans la nuit.

Siam@Siam
Bangkok, Thaïlande
www.siamatsiam.com

Photos, Ayung

 

Bains et sources chaudes au Japon

Etroitement lié au culte Shintô, le rituel de purification par l’eau, le misogi est une cérémonie sacrée en communion avec la nature où l’âme et le corps nettoyés, retrouvent leur virginité originelle. La nudité est naturelle, sans regards désobligeants ou provocateurs. Depuis le XIXe siècle, l’Amérique puritaine imposa la séparation des sexes, de nos jours, il existe encore des bains mixtes.

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ONSEN : (On, «chaud» ; Sen, «source»). De la presqu’île d’Hokkaido au nord, à celle de Kyushu au sud, jaillissent des bains naturels d’eau chaude, issus de sources volcaniques, réputées pour ses eaux minéralisées contenant du souffre, du fer, etc. Verdâtres, bleutées, claires ou laiteuses, ces eaux bienfaisantes, empreintes de légendes et de mythes, surgissent dans des lieux enchanteurs, en harmonie avec la nature. Même rituel sacré des bains dans les Ryokan, ces auberges traditionnelles japonaises attenantes aux sources, où l’on apprécie la cérémonie du thé et où l’on déguste la cuisine kaiseki – terme qui fait référence aux pierres (seki) chaudes que les moines zen transportaient dans la poche de leur robe (kai) afin d’oublier leur ventre affamé – Par la suite, cette cuisine est devenue le symbole de la gastronomie traditionnelle japonaise. Un menu délicat, raffiné, composé d’une multitude de petits plats de toute beauté, servis à votre chambre selon un ordre précis en fonction de la saison et du mode de cuisson. Le soir venu, une hôtesse déroulera discrètement les futons pour la nuit. En famille, entre amis ou collègues de travail, ces destinations aux sources du bien-être sont très populaires. Au pays du Soleil Levant sont recensées un peu plus de 20 000 sources chaudes. Le rituel du bain au Japon est un culte.

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ROTENBURO : bain à l’extérieur.

SENTO : autrefois appelés machiyu, littéralement «l’eau chaude de la ville», ces bains publics et conviviaux sont apparus dès le VIIIe siècle, et se multiplièrent pendant la période Edo et devinrent des lieux de détente et de plaisir. Ils sont reconnaissables par leurs hautes cheminées. Tout comme les onsens, la majorité des sentos interdisent l’entrée aux personnes portant un tatouage, associé à tort ou à raison au yukasa, la mafia nippone.

FURO (bain) : autrefois en forme de tonneau, les baignoires sont de nos jours rectangulaires. Profondes, en bois de couleur claire, aux odeurs citronnés de bois d’hinoki (cyprès du Japon), elles permettent de s’y plonger jusqu’au cou. Chaque membre de la famille, à tour de rôle, se lave et se rince à l’extérieur avant de s’immerger dans cette même eau brûlante, propre et limpide. Pris en fin de journée, le bain, ouvert sur un minuscule jardin, loin de l’agitation extérieure, demeure un rituel quotidien immuable. Une invitation à la contemplation, à l’éveil des sens, au délassement presque méditatif.

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SUNA-MUSHI-ONSEN : vieille de plus de 300 ans, cette thérapie consiste à recouvrir le corps vêtu, à l’exception de la tête, de sable noir. Ce bain brûlant (55°C), d’une dizaine de minutes, active la circulation sanguine, soulage les migraines, les rhumatismes, les maux de dos, etc.

LE RITUEL DU BAIN AU JAPON
Qu’il soit public ou privé, le bain comporte deux pièces distinctes, soit le sentomenjo où l’on se déshabille et le furoba où chaque personne, assise sur de petits tabourets de bois (koshikake), se savonne soigneusement corps et cheveux, se frictionne puis se rince à l’aide du baquet (maru-ko-oke). Prélude obligatoire avant de glisser doucement dans les eaux chaudes aux vertus purificatrices et thérapeutiques, dont la température de l’eau varie entre 40°C et 45°C. Goûtez la plénitude. Après les ablutions, essuyez-vous et enveloppez-vous dans un yukata, kimono en coton léger, et chaussez les geta (socques en bois).