Pleine lune : 7/08

« Si nous changeons,
L’univers que nous étudions
va aussi changer.
L’observateur se croit neutre,
En fait il est participant. » – Olivia Costa de Beauregard

Ralentissement, obstacles…
Un mois d’aout relié à la partie aquatique en nous, à l’eau des profondeurs, aux fluides du mental,
Une pleine lune qui joue sur nos ventres, nos péricardes, nos cerveaux….
Une pleine lune qui nous relie au temps qui passe, à notre destinée, à la notion de murissement, à la notion de patience.
Une pleine lune initiatique comme un tremplin en haute altitude pour trouver nos 7 merveilles du monde.
Une pleine lune qui crée des pressions intérieures pour nous mettre face à face à nos vérités comme une prise de conscience éclairée.
Une pleine lune qui demande de ne pas nous perdre dans le perfectionnisme ou la performance,
Une pleine lune qui secoue nos fondations comme des secousses sismiques pour tout renouveler ce qui dort en nous.
Une pleine lune du rythme féminin…nous revenons sur nous-mêmes, nous réinitialisons complètement notre coeur. Cette pleine lune est celle de tout remettre en question, une forme de guérison intérieure qui sera unique pour chacun.
Notre sensibilité est exacerbée, et c’est comme si tout tournait en spirales,
Tout ce qui sera dit ou entendu aura une réverbération immense dans l’univers
On dit de cette pleine lune est comme le barrage qui brise, elle rompt tout ce qui stagne en nous, toutes nos guerres intérieures.
Faisons confiance à toutes ces sensations qui tentent de nous guider vers une profonde re-naissance
Cette pleine lune nous fait toucher à toutes ces blessures intimes qui reviennent en spirales et qui sont maintenant prêtes à être acceptées et transcender avec honnêteté et empathie. Il est le temps d’écouter les vibrations du coeur. Le péricarde qui contient nos peurs & nos armures est prêt pour relâcher.
Les mots de Krishnamurti accompagnent ce processus, « Toujours nous voyons les choses partiellement. D’abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d’images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n’observons quoi que ce soit d’une façon complète. C’est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu’il n’y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l’observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s’intéresse à rien. Et même s’il s’intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l’observateur le sentiment d’avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c’est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image. »
On dit que cette pleine lune est celle de l’écoute subtile, qu’est-ce que l’univers essaie de nous dire et que nous n’entendons pas ?

Laissons nous percevoir au-delà de ce que nous connaissons….

 

 

Vésicule biliaire : Symbolique, douleurs & plantes

 

GallbladderLa vésicule biliaire est l’organe atelier du foie, qui fait couple avec l’utérus, la glande thyroïde, et est reliée au nerf sciatique et aux globules rouges (la symbolique du clan)
La vésicule biliaire est considéré comme la matrice du feu et un organe du mouvement & d’expression. Si elle est bien balancée, la vésicule biliaire est le siège du discernement, du mouvement dans la souplesse & la prise de décisions en lien à la voie du juste milieu, se concentrant sur  une expansion plus vaste de la conscience et une compréhension plus élargie de l’âme. La raison pour laquelle elle est très sensible aux mots qui se disent, qui s’écoutent, qui s’écrivent.
Si elle est débalancée, la vésicule biliaire devient trop mentale & contient trop ses émotions et est immobile ou emplie de frayeur. Elle devient comme une planète qui use de son autorité, de fermeté et de confrontation ; Qui veut amplifier, multiplier ce qu’elle touche en se croyant le Dieu des hommes ; Qui peut être trop focusé sur la matérialité ou sur ses ambitions personnelles. Quand elle est blessée, elle peut cristalliser et ruminer le passé sous forme de rancoeur.

Si la vésicule biliaire est affaiblie, on peut ressentir des troubles intestinaux & digestifs (remontées acides, flatulences, calculs biliaires, cholestérol), essoufflement, migraines chroniques, douleur du nerf sciatique, douleurs aux tendons et aux ligaments, blancs des yeux ou teint jaune, agitation mentale ou états dépressifs latents.

  • Les plantes qui aident la vésicule biliaire :
    – Radis noir + artichaut avec un jus d’un citron, à jeun
    – Le charbon végétal + eau pure + citron + 1 soupçon de cayenne + sirop d’érable
    – Romarin : Diluez 2 gouttes d’huiles essentielles de romarin dans un 1 c. à thé de miel, 2 ou 3 fois par jour en dehors des repas
    – Jus de poires le matin au lever
    – La carotte permet de fluidifier et de purifier la bile
    – Infusion de bourdaine ou de pissenlit
    – Menthe poivrée sur les tempes en cas de migraines
  •  Massage du ventre avec de l’huile de romarin verbénone + basilic ocinum 
  • Prendre du temps pour se reposer ou dormir sur le côté gauche 
  • Alimentation
    Il est mieux d’éviter les jaunes d’oeufs, les abats, les crevettes, les graisses animales & viandes, les produits issus de la transformation du lait, alcool, sucres raffinés
    privilégier les céréales de grains anciens, les fruits, les légumes (fenouil, basilic, , les protéines végétales, le fenouil, le basic

Disparaître de Soi

Bamboo - 1

Par Camille destraz, le Temps

« La blancheur est un engourdissement, un laisser-tomber né de la difficulté à transformer les choses. » Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, David Le Breton est hanté depuis des années par le thème de la « blancheur ». À savoir l’envie de disparaître lorsqu’on arrive à saturation, la tentation d’échapper à la difficulté d’être soi dans un monde de contrôle, de vitesse, de performance, d’apparences. Selon lui, cet état touche de plus en plus de monde. Qu’il soit conscient — marche, yoga, méditation, jardinage — ou involontaire — burn-out, dépression, alcoolisme, personnalités multiples, maladie d’Alzheimer.

Vous donnez de nombreux exemples de « disparition de soi », qui laissent penser que nous sommes tous concernés. Peut-on échapper à cet état Certaines personnes y échappent, car elles sont bien dans leur peau, dans leur vie. Elles ont une vie accomplie qui les mène selon leur rythme. Sans doute aussi ont-elles des loisirs qui leur permettent de manière modérée de se détendre de toutes les tensions. Quelqu’un qui lit, marche, jardine régulièrement… Ce sont des manières paisibles de disparaître. La personne n’aura pas l’impression de s’effacer d’elle-même. Mais une majorité de nos contemporains est dans ce fardeau d’être soi qui amène à une volonté de lâcher prise.

Très souvent, j’entends ces paroles : « J’aimerais disparaître un moment, qu’on ne s’occupe plus de moi… » Je pense qu’il y a 20 ou 30 ans, on n’aurait jamais dit ça. Nous avions des responsabilités sociales qui restaient encore à la hauteur de nos compétences. Maintenant, nous sommes dans la nécessité constante de montrer que nous sommes à la hauteur. Le portable vient nous traquer dans nos moments de repos. Dans les trains, les gens crient au téléphone et racontent leur vie. Le silence devient plus rare. Un temps, il était possible de faire une sieste dans le train. Maintenant, tout un univers de sonneries nous rappelle à l’ordre. On finit par craquer.

La blancheur se définit-elle différemment chez les adolescents, les adultes et les personnes âgées Je situe la blancheur parmi les conduites à risques de nos jeunes. Ces jeunes en errance qui disparaissent du lien social. On retrouve la blancheur dans la toxicomanie, etc. Que des millions de jeunes Occidentaux boivent, non pas pour l’ivresse, mais pour ne plus être là, c’est très révélateur. Il y a aussi les troubles alimentaires, comme l’anorexie, et l’émergence des Hikikomori, ces adolescents qui s’isolent dans leur chambre et n’en sortent pas pendant des années, comme s’ils étaient des moines technologiques. Ils sont en lien avec les réseaux sociaux, mais ne supportent plus les liens de visage à visage, de corps à corps. Ils ont besoin de la médiation de l’écran pour aseptiser le risque de la rencontre.

Si la blancheur touche les jeunes de façon particulière, elle touche autant les personnes âgées à travers Alzheimer, ou différentes formes de démence. Mais aussi des adultes en pleine possession de leurs moyens, à travers la dépression, le burn-out… En écrivant ce livre, j’ai eu envie d’évoquer ce qui est au coeur de la littérature et du cinéma depuis des années. J’ai été frappé par l’émergence spectaculaire de cette thématique de la blancheur, dans une société où s’absenter de soi-même paraît le comble de l’improbable. On est en permanence dans l’exigence d’être soi-même, de se personnaliser, de montrer qu’on est à la hauteur, etc.

Les nouvelles technologies ont donc accéléré ce que vous nommez l’engourdissement généralisé Oui… Il n’y a pas si longtemps, environ une vingtaine d’années, quand on était en voyage, on écrivait juste une carte postale. On rentrait avec énormément de choses à dire, à raconter. Aujourd’hui, les touristes pianotent en permanence sur leur portable pour dire à leurs proches « c’est génial ». Ce qui banalise la sacralité du monde. Il n’y a plus besoin de journal intime, le SMS banalise les événements.

On est souvent aussi contraint de lire ses courriels tous les jours… Il n’y a plus de possibilité de repli. Comme le dit très bien l’écrivain Emil Cioran : « Nous avons été dépossédés de tout, même du désert. » Cette phrase me hante depuis toujours. J’ai vu progressivement cette zone d’intimité se réduire. Et finalement, même quand vous décidez de ne pas jouer le jeu, vous êtes poursuivi par ceux qui continuent. Internet a resserré la pression sur des milliards d’individus, provoquant le burn-out dans le monde du travail. On appelle les gens au milieu de leurs vacances, le soir… C’est la technologie de la traque.

Vous parlez du voyage comme une « suspension joyeuse de soi ». Mais puisqu’il est si difficile de tirer la prise, le voyage entre-t-il vraiment dans la catégorie de la disparition ? Tout dépend de la philosophie du voyageur. L’expérience montre que, quand on a un rendez-vous dans une journée, toute la journée est organisée autour de ce rendez-vous, donc vous perdez la main sur votre existence. La marche est peut-être la manière la plus démocratique pour retrouver des moments de paix, d’harmonie, de disparition de soi. Mais une disparition de soi mesurée. On part quelques heures ou quelques jours, et les portables ont souvent du mal à fonctionner dans les endroits isolés. L’immense succès sociologique de la marche tient à cette suspension des contraintes de l’identité. Sur les sentiers, plus personne ne sait qui vous êtes, vous n’avez de comptes à rendre à personne. Vous marchez à votre rythme, vous vous arrêtez… Personne ne vous rappelle à l’ordre pour un rendement que vous devez accomplir.

Le succès du jardinage est aussi lié à ça. C’est un phénomène sociologique spectaculaire. Planter des carottes pendant une heure est une manière saisissante de disparaître. D’être là sans être là. C’est reprendre le contrôle d’une existence qui, la plupart du temps, nous échappe complètement. En même temps, votre pensée va battre la campagne. L’univers intérieur voltige dans tous les sens.

Le fait de s’aménager des moments de « disparition de soi » évite-t-il la « blancheur » négative Oui ! On voit se développer le yoga, la méditation, les stages de silence en monastère… Des millions de gens cherchent ce moyen de tenir le coup, de résister. Certaines personnes choisissent de s’installer dans des conditions de survie, par lassitude du monde. C’est une solitude choisie, et évidemment il y a aussi celle qui s’impose, avec l’isolement contraint. Mais beaucoup de nos contemporains cherchent la solitude, car ils sont saturés d’un lien social qui devient exaspérant.

Pouvez-vous imaginer une prise de conscience ? Les gens vont-ils faire machine arrière J’analyse justement l’engouement pour la marche comme un phénomène de résistance. Une manière de refuser les contraintes de l’urgence, du rendement, de la vitesse. Beaucoup de magazines avertissent nos contemporains de la nécessité de vivre à leur rythme. L’éloge de la lenteur, le slow food, etc. On est environné de signaux qui nous disent de reprendre le goût de vivre, de profiter de nos enfants, de nos proches. En même temps, les formes de management du travail n’ont jamais été aussi agressives. Et les technologies viennent nous saisir là où on voulait avoir un moment de repos. Comme si on se prêtait à une servitude volontaire. En ville, j’ai l’impression d’être le seul à regarder le monde autour de moi. Les autres regardent leurs écrans. Ça ne peut que se retourner contre les individus à un moment ou un autre. »

Disparaître de soi
Une tentation contemporaine, David Le Breton, Éditions Métailié, 208 pages
photo, Japon 2017

I’m nature – WWF vidéo

“I’m not the missed call from my boss.
I’m not my dozens of unread emails.
I’m not my to-do list.
I am not the likes on my Facebook profile.
I’m not the fast food of my lunch break.
I am…
I’m the leaves falling on my shoulders.
I am the grass beneath my feet.
The wind blowing through the trees.
I’m the water flowing between the stones.
The soil running between my fingers.
I am the choices I make.
I am nature.”

Rasayana : rajeunissement ayurvédique

Éthymologiquement, RASAYANA vient de Rasa « essence subtile » et Ayana « ce qui entre, ce qui pénètre« . Rasa est le premier des 7 dathus (tissu du corps) : La lymphe. Si la lymphe ne fonctionne pas bien, rien ne peut pénétrer dans le corps. À la fois très subtile et très précieuse que notre lymphe.

L’équilibre du corps repose sur l’équilibre entre une action catabolique (destruction) et une action anabolique (construction) qui se perpétue en cycle en permanence. Les Rasayanas supportent l’action anabolique (construction) dont le but est de renforcer l’ojas, soit la force vitale,  de manière à ce que les tissus soient toujours bien nourris. On dit que les thérapies Rasayana sont des thérapies de rajeunissement. Les Rasayanas sont les remèdes les plus subtils des thérapies ayurvédiques, « ce sont des moyens qui permettent de favoriser l’unité en Soi, de vivre en osmose avec la création et le créateur, de purifier tout ce qui peut entraver et bloquer l’unité ». Ils sont une manière de transformer le corps physique, mental, émotionnel et spirituel.

Les Rasayanas sont sous différents types : tartinade à base de plantes, pratiques de méditation, thérapies de massages, exercices….

  • Rasayana au miel, en cas de lourdeurs digestives : 1/2 c. à thé de gingembre + 1/2 c. à thé de curcuma + 1/2 c. à thé de poivre noir. Mélanger 1/2 c. à thé de cette potion avec un peu de miel biologique, non pasteurisé, 2 fois par jour (le matin et le soir). Le miel est un nectar de longévité pour la médecine ayurvédique, mais si le miel est chauffé alors il devient un aliment collant, stagnant et mort dans le tube digestif, se transforme en toxines.
  • Chyawanprash : Élixir de jouvence (sous forme de cure de 3 semaines)
  • Rasayana Amla : Sous forme de cure de 3 semaines
  • Triphala : Un mélange de 3 plantes qui à la fois est un Tonique nettoyant et rajeunissant pour le côlon, les poumons, l’intestin grêle, le foie, la circulation du coeur et le sang, les graisses.
  • Formation Ayurvéda : Panchakarma-Rasayana (octobre, Montréal)