Chaque ÊTRE sur terre a besoin d’être touché avec Amour depuis le 1er jour de sa naissance jusqu’au dernier souffle

babymassage

Le toucher bienveillant et d’amour est la nourriture de l’ÂME 

« Les semaines qui suivent la naissance
Je suis comme la traversée d’un désert
Un désert peuplé de monstres :
Les nouvelles sensations qui
De L’intérieur
Ils montent à l’assaut du corps du bébé.

Après la chaleur du sein maternel,
Après la folle poignée qui est la naissance,
La solitude glaciale du berceau.
Et puis une bête,
La faim,
Qui mord le petit dans les entrailles.

Ce qui bouleverse le pauvre enfant
Ce n’est pas la cruauté de la blessure.
C’est sa nouveauté.
C’est la mort du monde tout autour
Qui confère à l’ogre
Des proportions immenses.
Comment apaiser une telle angoisse ?

Nourrir le bébé ?
Ouais.
Mais pas seulement avec le lait.
Il faut le prendre dans les bras.
Il faut s’en occuper.
Et frotter.

Ce bébé : il faut parler à sa peau
Il faut parler à son dos
Qui a soif et faim
Comme son ventre.

Dans les pays qui ont conservé
Le sens profond des choses
Les femmes savent encore tout ça.
Parce qu’ils ont appris de leurs mères,
Et ils apprendront à leurs filles
Cet art profond, simple
Et très ancienne
Qui aide l’enfant à accepter le monde
Et ça le fait sourire à la vie. » – Frédérik Leboyer

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Le chant des enfants, Himbas de Namibie

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« Chez les Himbas de Namibie en Afrique australe, la date de naissance d’un enfant est fixée, non pas au moment de sa venue au monde, ni à celui de sa conception, mais bien plus tôt: depuis le jour où l’enfant est pensé dans l’esprit de sa mère .

Quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et elle écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître. Et après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père de l’enfant pour lui enseigner ce chant. Et puis, quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant, ils chantent le chant de l’enfant, afin de l’inviter.

Lorsque la mère est enceinte, elle enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes et aux femmes aînées du village. Si bien que, quand l’enfant naît, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent sa chanson pour l’accueillir.

Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Si bien que si l’enfant tombe, ou se fait mal, il se trouve toujours quelqu’un pour le relever et lui chanter sa chanson. De même, si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou traverse avec succès les rites de passage, les gens du village lui chantent sa chanson pour l’honorer.
Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant. Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson. La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité. Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin de faire quoi que ce soit qui nuirait à l’autre.

Et en va de même ainsi à travers leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et quand, devenu vieux, cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et ils chantent, pour la dernière fois, sa chanson. »

Parentalité bienveillante & Pleine conscience

 

Apprendre à regarder l’Autre – que ce soit mon enfant, mon amoureux(se), mes amis(es), mon boss, l’environnement – tel qu’il est réellement sans mes propres filtres intérieurs….c’est certainement cela la pleine conscience & le moment présent. En tant que parents, notre mission est que chaque enfant sur terre reste en contact avec son espace intérieur. Éveillons les enfants à la conscience du corps, c’est aussi leur apprendre à reconnaître leurs émotions et à les laisser être. Pour qu’un enfant puisse garder son authenticité et exprimer sa nature profonde, cela demande à chaque adulte qui l’entoure de lui accorder toute sa confiance, et de lui laisser la liberté d’être qui il est.

Dans une société en mode « faire », il est parfois difficile de prendre une grande respiration et de regarder la scène qui se passe devant nous sans intervenir et sans plonger dans nos émotions et nos schémas anciens. Ces états de non attention, d’émotions intenses influent grandement sur les états de stress des enfants. Et très souvent, tout ceci nous renvoie à notre propre impuissance, notre propre regard face à l’échec, notre enfance. Un enfant a le droit d’être en colère et a le droit de montrer sa colère, c’est comment les adultes se sentent ou réagissent intérieurement face à cette colère ? Un enfant en colère n’aura peut-être pas le goût que vous le preniez dans les bras, alors permettez lui de taper, de crier, tout en lui disant que vous êtes là, à ses côtés. Cela apaise beaucoup l’enfant car il sent que vous l’acceptez profondément, sans jugement et en même temps, lui aussi apprend petit à petit à défaire le canevas de la colère et à la transformer. Chaque étape de la vie d’un enfant a sa propre maturité. Quand tout s’apaise, on peut reparler de cette émotion qui monte dans le corps et lui demander « qu’est-ce qui fait monter la colère en lui ». Pour cela, il faut aussi que le parent puisse vivre ses propres émotions, être authentique envers lui même et parler ouvertement de ce qu’il ressent. La plus grande lourdeur pour un enfant est de sentir combien ses parents ont des attentes envers lui, chaque enfant est le héros de sa propre histoire et animé par des motivations intérieures qui lui sont propres, et chaque enfant est venu sur terre pour amener son âme à s’exprimer. Nous pouvons aider l’enfant à entretenir ce lien avec son âme en prenant leurs rêves et leurs imaginations au sérieux. Il peut ainsi apprendre à se fier à ses intuitions.

Ne pas être d’accord et même se disputer est sain en soi (même devant les enfants), pour peu qu’on se réconcilie par la suite et que l’on s’excuse. La dispute nous renvoie souvent à des émotions du passé, à une perte de repère, des insatisfactions qui sont restés bloqués à l’intérieur, à des sentiments d’abandon ou d’insécurité. Lors d’une dispute, tout être humain absorbe les émotions comme une éponge (même ceux qui tournent le dos et qui s’en vont ou ceux qui ne veulent rien écouter), et on craint souvent la suite des disputes. Même si cela prend plusieurs jours ou plusieurs semaines après la dispute, il est important de se réconcilier (même si vous savez que votre relation tend au divorce ou s’éteint), de pardonner….et sans utiliser le « oui, mais ». Oser se réconcilier, c’est devenir plus libre, c’est envoyer un message aux cellules que nous nous transformons, que nous acceptons de montrer notre vulnérabilité. Tous les sentiments ont simplement le droit d’exister. Le premier pas sur cette nouvelle terre est de développer une bienveillance affectueuse envers tout ce qui nous entoure et de mieux saisir que nous sommes l’effet placébo.

 

Inspiration : Tao des parents

tao

« Vos enfants ne sont pas des morceaux d’argile informes que vos mains doivent modeler. Ils personnifient l’énergie de l’Univers et ne peuvent devenir que ce qui réside dans leur nature profonde. Ce sont des créatures sacrées. Si vous tentez de les modeler, tout le monde en souffrira. »

« Si vos enfants tournent sans cesse leur attention vers autre chose. Ce n’est pas de l’agitation, c’est de la curiosité. Quand ils sont absorbés par une occupation, c’est à 100%, jusqu’à ce qu’un autre point d’intérêt les accapare. Observez-les bien. Laissez les donner le rythme. Essayer d’apprendre d’eux »

« Vous ne pouvez stimuler que 3 qualités chez vos enfants : la compassion, la patience et la simplicité. Quand les enfants sauront ce qu’est la patience, ils apprendront à connaître le monde tel qu’il est réellement. Quand ils sauront ce quiets la simplicité, ils découvriront leur vraie nature. Quand ils sauront ce qu’est la compassion, ils pourront se guérir et, de là guérir le monde » –  William Martin, le Tao TeKing des parents

L’homme qui écoute le coeur….

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« On s’aperçoit que l’avenir d’un enfant est déterminé par la façon dont ses parents se détachent de lui. Admirer ses parents, les prendre pour exemple, est un sentiment qui n’a pas de justification sur le plan biologique. Cela a un effet plutôt rétrograde et empêche que les générations se succèdent et évoluent de manière naturelle. Les parents qui inculquent délibérément à leur enfant ce sentiment de respect en le transformant volontairement en comportement d’imitation – peu importe qu’il y ait ou non un lien génétique – cherchent à éviter de se retrouver à l’écart du monde.

Cependant, si l’objectif majeur de l’éducation que l’on souhaite donner à son enfant est de lui permettre de grandir harmonieusement, la ligne à suivre de bout en bout, sans faire marcher arrière, pour que les parents eux-mêmes n’entravent pas le développement futur de leur enfant, est de le laisser partir le moment opportun, et d’éviter de laisser sur lui une empreinte trop forte. » – Asafumi Yamashita

« Une naissance sans violence »

En hommage à ce « poète accoucheur », décédé le 25 mai 2017,

« L’enfant est le père de l’homme. Ce n’est pas la femme qui accouche, c’est l’enfant qui naît »  – Frédérick Leboyer

Par Renée Greusard : « Au début de sa carrière, Leboyer est d’abord un nom qu’on chuchote de femme en femme, comme un bon plan. Il existe un obstétricien qui accouche les parturientes endormies avec du chloroforme…Ainsi donc, elles ne ressentent pas de douleur. C’est dans les années 70, en découvrant l’Inde et en débutant sa psychanalyse qu’il renie cette pratique, estimant qu’elle dépossède les femmes de ce moment qui est le leur. Son vécu de nourrisson né post-mature et aux forceps l’a bouleversé.: « J’ai eu une naissance atroce. En la revivant, j’ai découvert que ce n’était pas par bonté que j’endormais mes accouchées. En les empêchant de souffrir, de crier, de hurler, c’est la souffrance de ma mère, ce sont ses cris, et mes cris à moi aussi que j’essayais d’effacer. Ce fut très dur de découvrir ça… très… « 

« Pour une naissance sans violence »

« Leboyer propose d’accueillir le nouveau-né dans le silence et la pénombre ; il n’a pas besoin de soins immédiats. Il doit être posé délicatement sur la poitrine de sa mère, être massé doucement, et y rester le temps qu’il s’habitue à son nouvel environnement. S’il est traité de la sorte, il ne crie pas. Le cordon ombilical est coupé quand il a cessé de battre. […]Et peu à peu, le bébé se détend, s’épanouit et ouvre les yeux. »

Frédérick Leboyer va expérimenter pendant sept ans les effets de ces pratiques. En 1972, avant de publier son ouvrage, il veut être sûr que sa méthode n’est pas nocive pour les bébés et il demande à la psychologue Danielle Rapoport de pratiquer sur 1000 enfants nés dans cette clinique des “baby-tests“. Quand elle lui confirme que ces enfants vont bien, en 1973, il publie au Seuil son livre, « Pour une naissance sans violence ». Pour une naissance sans violence » est un cri. Frédérick Leboyer hurle qu’il faut considérer le nourrisson comme une personne à part entière.