L’homme qui écoute le coeur….

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« On s’aperçoit que l’avenir d’un enfant est déterminé par la façon dont ses parents se détachent de lui. Admirer ses parents, les prendre pour exemple, est un sentiment qui n’a pas de justification sur le plan biologique. Cela a un effet plutôt rétrograde et empêche que les générations se succèdent et évoluent de manière naturelle. Les parents qui inculquent délibérément à leur enfant ce sentiment de respect en le transformant volontairement en comportement d’imitation – peu importe qu’il y ait ou non un lien génétique – cherchent à éviter de se retrouver à l’écart du monde.

Cependant, si l’objectif majeur de l’éducation que l’on souhaite donner à son enfant est de lui permettre de grandir harmonieusement, la ligne à suivre de bout en bout, sans faire marcher arrière, pour que les parents eux-mêmes n’entravent pas le développement futur de leur enfant, est de le laisser partir le moment opportun, et d’éviter de laisser sur lui une empreinte trop forte. » – Asafumi Yamashita

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« Une naissance sans violence »

En hommage à ce « poète accoucheur », décédé le 25 mai 2017,

« L’enfant est le père de l’homme. Ce n’est pas la femme qui accouche, c’est l’enfant qui naît »  – Frédérick Leboyer

Par Renée Greusard : « Au début de sa carrière, Leboyer est d’abord un nom qu’on chuchote de femme en femme, comme un bon plan. Il existe un obstétricien qui accouche les parturientes endormies avec du chloroforme…Ainsi donc, elles ne ressentent pas de douleur. C’est dans les années 70, en découvrant l’Inde et en débutant sa psychanalyse qu’il renie cette pratique, estimant qu’elle dépossède les femmes de ce moment qui est le leur. Son vécu de nourrisson né post-mature et aux forceps l’a bouleversé.: « J’ai eu une naissance atroce. En la revivant, j’ai découvert que ce n’était pas par bonté que j’endormais mes accouchées. En les empêchant de souffrir, de crier, de hurler, c’est la souffrance de ma mère, ce sont ses cris, et mes cris à moi aussi que j’essayais d’effacer. Ce fut très dur de découvrir ça… très… « 

« Pour une naissance sans violence »

« Leboyer propose d’accueillir le nouveau-né dans le silence et la pénombre ; il n’a pas besoin de soins immédiats. Il doit être posé délicatement sur la poitrine de sa mère, être massé doucement, et y rester le temps qu’il s’habitue à son nouvel environnement. S’il est traité de la sorte, il ne crie pas. Le cordon ombilical est coupé quand il a cessé de battre. […]Et peu à peu, le bébé se détend, s’épanouit et ouvre les yeux. »

Frédérick Leboyer va expérimenter pendant sept ans les effets de ces pratiques. En 1972, avant de publier son ouvrage, il veut être sûr que sa méthode n’est pas nocive pour les bébés et il demande à la psychologue Danielle Rapoport de pratiquer sur 1000 enfants nés dans cette clinique des “baby-tests“. Quand elle lui confirme que ces enfants vont bien, en 1973, il publie au Seuil son livre, « Pour une naissance sans violence ». Pour une naissance sans violence » est un cri. Frédérick Leboyer hurle qu’il faut considérer le nourrisson comme une personne à part entière.

 

 

 

 

 

Il est urgent de révolutionner notre système d’éducation….

enfantPar Sir Ken Robinson

« Gillian, comment es-tu devenue danseuse? » Et elle me répond — c’est intéressant — que quand elle était à l’école, elle était vraiment sans espoir. Et l’école, dans les années 30, avait même écrit à ses parents en disant : « Nous pensons que Gillian a un problème pour apprendre. » Elle ne pouvait pas se concentrer, était turbulente. Je pense qu’on dirait maintenant qu’elle a le Trouble du Déficit de l’Attention. N’est-ce pas ? Mais c’était dans les années 30, et l’TDA/H n’avait pas encore été défini. Ce n’était pas une option disponible. Les gens ne savaient pas qu’ils pouvaient avoir cela.

Bref, elle est allée voir ce spécialiste. Dans cette pièce aux lambris de chêne. Et elle était là avec sa mère, assise sur cette chaise au fond, assise sur ses mains depuis 20 minutes au moins pendant que l’homme discutait avec sa mère des problèmes de Gillian à l’école. Et à la fin — parce qu’elle gênait les autres, ses devoirs étaient toujours en retard, etc. (petit fille de 8 ans) — à la fin le docteur s’est assis près de Gillian et lui a dit : « Gillian, J’ai écouté toutes les choses que ta mère m’a dites et j’ai besoin de lui parler en privé » Il lui dit : « Attends là, nous ne serons pas long. » Et ils sont sortis et l’ont laissée. Mais quand ils quittèrent la pièce, il alluma la radio posée sur son bureau. Et quand ils quittèrentla chambre, il dit à sa mère : « Restez juste là et observez-là. » A la minute où ils quittèrent la pièce, elle m’a raconté, qu’elle était debout, en train de bouger avec la musique. Et ils l’ont regardée pendant quelques minutes puis il s’est retourné vers sa mère et a dit : « Mme Lynne, Gillian n’est pas malade, c’est une danseuse. Inscrivez là à une école de danse. »

J’ai dit : « Qu’est ce qui s’est passé? » Elle m’a répondu : « Elle l’a fait. Et c’était merveilleux. Nous avancions dans cette pièce remplie de gens comme moi. De gens qui ne pouvaient pas s’asseoir sans bouger, De gens qui devaient bouger pour pouvoir penser. » Ils ont fait du ballet, de la claquette, du ballet jazz du moderne, du contemporain. Elle a finalement été auditionnée pour la Royal Ballet Schoolelle est devenue soliste, et eut une merveilleuse carrière au Royal Ballet. Elle fut diplômée du Royal Ballet School et fonda sa propre troupe, la Gillian Lynne Dance Company, elle rencontra Andrew Lloyd Weber. Et elle fut responsable de certaines des plus grandes comédies musicales de tous les temps, elle donna du plaisir à des millions de personnes et est multi-millionnaire. Quelqu’un d’autre l’aurait sans doute mis sous médicament en lui disant de se calmer. […] »

Regard spirituel, l’enfant de sa naissance à 14 ans

rarindra

Un jour, un élève demanda à son maître : « d’où venons-nous, nous et le monde ? ». Le maître répondit : « Apporte-moi une petite graine et ouvre-la », puis il demanda : « Que vois-tu ? ». « Le cœur de la graine » répondit l’élève. Le maître lui dit encore : « Ouvre-le et dis-moi ce que tu vois ! ». Alors l’élève répondit : « Rien ! » Alors le maître dit : « C’est dans ce rien que l’arbre, toi, moi, le monde et l’univers trouvons notre origine. »

Nous sommes tous les enfants des forces cosmiques de l’univers : L’Éther, l’Air, le Feu, l’Eau et la Terre. La saison à laquelle l’enfant est conçu, les débalancements énergétiques, physiques et émotionnelles de ses parents 9 mois avant la conception jusqu’au moment de la naissance, l’âme qui choisit de revenir sur terre ainsi que la partie divine du mystère de la vie, l’ensemble de ces éléments auront un impact sur nos corps comme une première cartographie, la première couche de fond. C’est aussi la raison pour laquelle le temps de pré-conception est si importante dans les Védas, comme de nombreuses traditions anciennes.

L’enfant n’est pas un être à modeler, il est à écouter et à accompagner non pas en fonction de nous mais en lien à sa propre sensibilité. C’est à nous, les « grands » que revient le travail de libération du Moi (nos blessures d’âmes).

De 0 à 7 ans, l’enfant est connecté à la partie solaire et lunaire de l’univers, son chakra couronne est pleinement ouvert. Son intuition – si on lui laisse le droit d’y accéder sans la juger – est raffinée et rayonnante, au-delà de toutes compréhensions intellectuelles. Les concepts mentaux, les grands discours ne le touchent pas, l’enfant a besoin de beauté, de d’émerveillement, de les laisser se relier à leur grand univers et à leur profonde imagination.  Jusqu’à 3 ans, il vit sur l’aura de sa maman ou sur l’aura de la personne avec laquelle il passe le plus de temps, il est comme une tige de fleur qui a besoin d’un pot empli de terre ancrée. Entre 3 et 7 ans, il développe sa propre aura à condition de lui laisser la place pour s’individualiser, pour écouter toute la subtilité de son âme, sans rien pousser, sans rien demander. Vers 6-7 ans, l’enfant se prépare à une nouvelle naissance, son affirmation intérieure s’ouvre comme une fleur de lotus, ses deux reins prennent de l’expansion…Les reins sont l’héritage familial et c’est un bon temps pour libérer, supprimer les contrats d’âme des deux lignées d’ADN (maternel et paternel). Les Reins sont aussi reliés aux dents, aux plantes de pieds, aux hémisphères du cerveau, aux poumons, aux hanches. L’enfant a besoin de se sentir accompagner pendant cette grande étape de sa vie, il a besoin de sentir que l’accompagnant est là en arrière de lui, pour le laisser entrer dans sa pleine VOIE, dans sa pleine VOIX, dans la verbalisation, dans son propre langage …que l’accompagnant est là pour écouter avec conscience et présence, sans mettre ses peurs, ses doutes, ses blessures d’âmes en effet miroir. 7 ans sera l’ouverture profonde du chakra de la gorge, de la verbalisation d’un moi dissocié de son clan. Cette étape est cruciale pour s’ouvrir à sa vérité, son authenticité & sa liberté d’être au monde…. à la seule condition que les accompagnants puissent profondément être à l’écoute, et offrir toute leur confiance. De 7 à 14 ans, l’enfant observe le monde extérieur et doit laisser son intuition le guider dans cette relation entre le monde intérieur et le monde extérieur. De 7 ans à 14 ans, la voix comme un instrument de musique reliée au ventre, à la respiration, à l’espace vital du bassin, mais aussi une sorte de baromètre de nos humeurs, de nos angoisses, de nos doutes. Le resserrement de nos libertés, d’un excès de pression exercée par l’extérieur ou de ne pas décevoir aura un lien direct à nos resserrements dans nos ventres. C’est à cette période que l’enfant prend confiance en moi, de façon très consciente. La pression du larynx renvoie généralement à des douleurs dans le bas-ventre et qui avec le temps s’accumule au niveau de la thyroïde. Le chant pour mieux se connaître est magique à cette période de la vie. Par la verbalisation reliée à l’intuition, l’enfant peut passer à l’action dans sa forme la plus pure.

 

Photographie, Rarindra Prakarsa

Les enfants, ce sont nos maîtres

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« Les enfants, ils sont là et ce sont nos maîtres. D’abord dans la transparence du regard, un regard sans jugement, ce regard dans lequel je me mire sans égo dans une dimension autre, ce regard qui est un regard de maître. Le regard du nourrisson, le regard du petit enfant, sans jugement, il reflète l’acceptation qu’il a de ma présence. Mais il y a l’autre aspect, les enfants sont là et ne s’accommodent pas de nos masques. Oui, les enfants sont des accoucheurs d’ombres. Les enfants sont des chercheurs de profondeur qui renoncent aux apparences » – Christiane Singer

Pour une naissance d’Amour & de Paix

« Où commence la naissance ?  Je devrais être très honnête et vous répondre que je n’en sais rien, car on ne devrait répondre qu’au nom de son expérience personnelle. Ceci dit, il semblerait qu’il y ait une conscience avant même la conception, mais à quoi la rattacher matériellement, je n’en sais rien…

Une femme qui a touché les profondeurs d’elle-même cesse d’être limitée dans son corps pendant l’accouchement. Tout d’un coup elle devient une avec la Mère Divine, c’est-à-dire avec la vie, avec la Terre. Elle perçoit que quelque chose passe à travers elle.

Naître, c’est naître au monde, c’est être dans le monde. Tant que l’enfant n’a pas reconnu ou accepté le monde, est-il vraiment né ?  » – Frédérick Leboyer

Des femmes qui se réunissent autour de la célébration de la naissance (de la pré-conception à la période post-natale) partagent cette méditation sur la vie, sur l’Amour.

  • Madeleine Vallée (libération des mémoires ; encapsulation de placenta) – val.madeleine@gmail.com ou 514.585.236 – Laurentides
  • Véronique Dubois (Yoga pré-natal & post-natal ; Méditation ; Traitements ayurvédiques pré-conception, grossesse et post-natal) – duboisveronique@hotmail.com ou 514.270.6223 – Montréal
  • Emmanuelle Baillot (Traitements ayurvédiques pré-conception, grossesse et post-natal) – emmanuelle45@hotmail.fr – Rive sud & Sutton
  • Ayung Dari Formation post-natale : Massage & enseignements ayurvédiques & rituels balinais (5 au 9 mai, Montréal – 2 au 6 novembre, Suisse)