Architecte // La Maîtrise du bambou, Simon Vélez


« Nous ne venons pas des cavernes, nous ne sommes pas des troglodytes, nous venons des arbres et nous sommes des hommes des cimes, même si aujourd’hui nous vivons dans des cavernes. L’architecture actuelle suit un régime exagéré et malsain, elle est totalement carnivore. L’état de nature exige que nous revenions à un régime plus équilibré, plus végétarien… ». – Simon Vélez

« C’est dans l’utilisation et la mise en oeuvre des des ressources sur le terrain que se révèlent les caractères écologiques véritables d’une construction. La démarche de Simon Vélez est d’abord bioclimatique parce qu’il tient compte scrupuleusement des paramètres du site : orientation, vents dominants, sol et sous-sol, ressources disponibles sur place et propres à déterminer les caractères dominants de la construction. Les bâtiments construits en bambou et en bois d’essences locales présentent évidemment des bilans favorables ou très favorables en termes environnementaux. » – Simon Vélez

« Il y a 90 genre de bambous sur la planète, subdivisés en 1100 espèces, dont une bonne moitié vit en Amérique dans une zone comprise entre le Sud-Est des États-Unis et le Chili. Les bambous ligneux, qui nous intéressent ici comme matériau de construction, se divisent en 9 sous-groupes dont l’un comprend tous les types de bambou Guadua. Ils sont spécifiés par le développement de leurs rhizomes, et par le fait que leurs tiges se lignifient en quatre à cinq ans. » – Simon Vélez

« La guadua se plaît dans les sols instables; comme partout, elle y croît très rapidement et se développe aussi bien à l’air libre que dans le sol où ses rhizomes constituent un réseau si dense qu’il stabilise le terrain. Cet effet est spécialement apprécié sur les pentes escarpées et instables, exposées aux effets de l’érosion, et sur les rives des cours d’eau. » – Simon Vélez

« L’industrie de la construction est la plus grande consommatrice de ressources naturelles; et c’est probablement dans ce domaine que des impulsions environnementales peuvent avoir le plus grand impact. En tant que matériau de construction, la guadua présente une résistance équivalente à celle de l’acier. Par ailleurs, au cours de sa croissance, elle libère l’oxygène et capture du CO2. » – Simon Vélez

L’architecte Simón Vélez est né en 1949 à Manizalès, en Colombie. C’est en collaboration étroite avec l’ingénieur-constructeur Marcelo Villegas qu’il développe son savoir-faire et commence à travailler sur des assemblages de tiges de bambou guadua. Son œuvre la plus connue est un colossal pavillon de bambou de 2 000 mètres carrés, installé à l’exposition universelle de Hanovre en 2000. Il a participé à la conception de Crosswaters Ecolodge, la première destination d’écotourisme dans les forêts du Sud-Est chinois.

Simon Vélez Architecte // La Maîtrise du bambou aux éditions Actes Sud

Bilingue français-anglais

Thanks to Actes Sud for this beautiful gift

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s